1er février 2007, 9h31.
Un message se glisse dans ma boite mail, me secouant hors de cette routine laborantine qui s’est installée en même temps que l’hiver. Apparemment, les doctorants de mon université ont décidé de lancer cette année un festival de courts-métrages de vulgarisation scientifique, courts-métrages réalisés par les doctorants eux-mêmes. Toutes les personnes potentiellement intéressées sont invitées à venir à une réunion d’information où seront diffusés des courts-métrages réalisés à La Rochelle, ville d’origine de ce festival.
Je m’y rends, donc, et découvre tout un tas de choses de domaines qui me sont complètement inconnus : le droit, l’histoire, les mathématiques ou la physique quantique… Et même des choses étonnantes en biologie. Je m’éclipse à la fin de la projection, contente et hésitante : j’aimerais participer, vraiment, mais là maintenant tout de suite je ne le sens pas trop. Peut-être l’année prochaine.
7 janvier 2008, 11h50.
Presque un an plus tard, message similaire au milieu d’un hiver presque plus froid que celui de l’année précédente. Doc’up remet ça pour la deuxième année, et l’appel à courts-métrages est lancé. Ça me tente, ça me tente… Le défi est lancé quand j’entends Marion, thésarde en première année et voisine de bureau, discuter de ce festival. Je saute sur l’occasion et on se lance dans l’aventure, embarquant au passage le pauvre Philippe qui n’avait rien demandé à personne.
Une première réunion d’information, une seconde, et puis hop, on se lance : le court-métrage de 6 minutes devra raconter ce qu’on fait en thèse et être rendu avant le 1er août. Un petit planning est rapidement dessiné, et on arrive même presque à tenir les délais que nous nous sommes fixés. Écriture du scénario en avril et mai, construction des maquettes maudites et repérages des lieux de tournage pendant la deuxième moitié du mois de mai, tournage en juin (essentiellement pendant les weekends), montage en juillet et août, et finalisation des derniers détails fin août… Après un travail intense, le film sera rendu à temps.
Novembre 2008.
Pendant la période de la fête de la science, le court-métrage est diffusé en même temps que les 11 autres films en compétition pour l’année 2009. Nous nous rendons dans des lycées d’Île de France où nous répondons aux questions d’élèves de seconde, première ou terminale, et rencontrons des profs motivés qui essayent d’aiguiser la curiosité des gamins par tous les moyens. Les échanges sont riches et les questions, bien que parfois naïves, ne sont jamais stupides. Ces séances dans les lycées alternent avec d’autres adressées à un public plus large, lors de la Ville Européenne des Sciences au Grand Palais ou sur le site de l’Université Pierre et Marie Curie ou des Cordeliers lors de la fête de la science. La dernière projection a lieu à l’occasion d’une cérémonie de clôture à la Cité des Sciences et de l’Industrie le 29 novembre 2008, en présence d’un jury chargé de remettre des prix.
Ha, oui, parce qu’il y a des prix. Lors de toutes les projections, les spectateurs ont pu voter pour élire leur film favori : quatre prix sont décernés, le prix du grand public, celui des lycéens, celui du Jury et un prix coup de cœur des organisateurs. Sang transition remporte fièrement le prix des lycéens et le prix du grand public.
Année 2009.
La réalisation du court métrage au cours de l’année 2008 m’a donné un nouveau souffle, et je n’ai pas envie d’arrêter l’aventure là. Il ne faut pas que l’aventure s’arrête là ! Je décide donc de m’investir dans l’organisation du festival pour l’édition 2009 et, par la même occasion, participe activement à l’association Doc’Up en faisant partie du CA dès janvier 2009.
Pour suivre l’actu du festival, c’est par ici.











