« La puissance et la richesse sont éphémères, seuls l’art et la science perdurent » ~ Tico Brae.
En novembre 2005, je signais un contrat de trois ans qui me liait avec l’Université Pierre et Marie Curie, l’une des plus grandes universités scientifique de Paris, et commençais une thèse en biologie du Développement. Après une prolongation d’un an pour me permettre de finir les manips et de rédiger un manuscrit de presque 400 pages, j’ai enfin soutenu en septembre 2009 et me voilà Docteur de l’Université Paris VI.
Et pourtant, c’est un peu le hasard qui m’a amené jusque là… Le hasard, ou presque… Ça bouillait en moi, quelque part. Lorsqu’en terminale j’ai du choisir une voie, c’est la curiosité qui m’a guidée : comment est ce qu’un être humain fonctionne ? Qu’est ce qui fait que je suis capable de réfléchir, de me poser toutes ces questions, là, maintenant ? Dans le fond, ce sont des questions plutôt philosophiques qui m’ont amenée sur la voie des sciences dures… Paradoxal, hein ? Mais j’ai toujours eu un esprit scientifique à tendances littéraire. Je souhaitais comprendre. Peu m’importait le sujet, j’avais envie de comprendre, d’apprendre, et la biologie me paraissait être le domaine qui me permettrait de répondre à ces questions. Et parmi tous les métiers qui pourraient satisfaire ma curiosité, je pensais presque immédiatement à la Recherche. Après deux ans de prépa, je décidais, contre avis de mes professeurs, de m’engager dans un cursus universitaire qui m’amènerait, à terme, à travailler dans la Recherche. Ou du moins, je le pensais.
Une thèse n’est pas un exercice facile, mais j’ai plus appris pendant ces quatre années que ce que j’aurais pu imaginer, autant sur le plan humain que d’un point de vue technique de gestion de projet. J’ai réalisé, en fin de deuxième année, que la thèse n’était pas une fin en soit et que cette première expérience professionnelle était un tremplin à partir duquel je pouvais me lancer dans la direction que je souhaitais. Que si la Recherche n’était, finalement, pas la voie qui me correspondait pleinement, une multitude d’autres possibilités s’ouvraient à moi. Et qu’au sein de cette multitude, j’avais en moi tous les éléments pour trouver quel chemin emprunter. Une formation suivie pendant ma thèse a eu sur moi l’effet d’un électrochoc : je suis « créatrice de l’histoire des gens« . J’aime raconter, que ça soit au travers d’histoires écrites pendant mes temps libres, de photos figeant un instant, de bavardages au cours desquelles je raconte le corps humain façon « Il était une fois la vie », ou plus récemment lors de la rédaction de mon manuscrit de thèse. J’aime raconter, et je sais le faire : je retrouvais d’ailleurs cette caractéristique dans la plupart de mes réalisations, qu’il s’agisse de celles effectuées pendant mes loisirs ou dans un cadre plus « pro », pour le 17 rue des arts ou dans le domaine scientifique.
Après la réalisation d’un court-métrage de vulgarisation scientifique pendant ma thèse, j’ai eu envie de faire plus. Ma participation à l’organisation de l’édition 2009 du festival s’est ajoutée à mon implication dans une association de doctorants de l’université, Doc’Up, et je monte, en novembre 2009 une action pour la fête de la science sur le campus. Je sais que tout ceci n’est qu’un début : un long chemin s’ouvre à moi, et beaucoup d’envies se bousculent dans ma tête. C’est aussi un peu ce que je raconterai ici, de temps en temps.











